Lucas Henveaux aux Etats-Unis pour nager et étudier

Depuis deux ans, un nom revient très régulièrement lors des compétitions nationales : Lucas Henveaux. Que ses adversaires se rassurent, ils ne le croiseront plus au cours des 3 prochains mois ! Lucas s’est en effet envolé ce mardi matin pour les USA, via une escale à Londres. Pas pour des vacances, rassurez-vous, mais avec le double objectif de poursuivre ses études et de progresser, encore, dans les bassins. C’est à l’Université de Berkeley (San Francisco) qu’il a choisi de poser ses valises. Il nous a expliqué son choix avant de décoller.

Rassurez-vous, Liège Natation reste SON club et il compte bien le prouver fin avril… L.M.

Lucas, pourquoi et comment avez-vous choisi l’Université de Berkeley ?

Tout a commencé par l’idée d’un ami de mon père d’inviter quelques nageurs pour une tentative de record du monde du… 33 mètres dans sa piscine, près de Bruxelles. J’y suis allé avec Jérôme Emo, qui m’a battu sur le fil. Il y avait aussi un gars qui détient la particularité d’être à la fois le plus jeune et le plus vieux champion olympique du 50 mètres (en 2000 et 2016). Son coach m’a vu nager, a fait quelques vidéos et les a montrées à son chef, à Berkeley. J’ai été contacté au début de l’été pour les rejoindre et j’ai décidé de tenter ma chance. Berkeley est une des 3 meilleures écoles de business du monde… et ils ont gagné les championnats américains à 3 reprises sur les 5 dernières années.

C’est donc du solide pour les cours et pour la natation…

Exactement. Au niveau scolaire, cela me permet de faire la première partie de mon Master et d’obtenir un diplôme des Etats-Unis. Au niveau sportif, j’espère bien continuer à progresser. Douze gars issus du monde entier présents aux derniers J.O. sont passés par Berkeley !

A quoi ressemblera une journée-type ?

En Master, on a moins de cours. J’en aurai 16 heures par semaine (répartis sur 4 jours) pour une vingtaine d’heures dans l’eau. En général, c’est une séance de 7h30 à 9h30 et une autre de 16h30 à 18h30 plus 3×90 minutes de musculation par semaine. En fait, ce n’est pas beaucoup plus que ce que je fais à Liège Natation, car je m’entraîne déjà presque comme un pro. Il ne faut donc rien espérer de révolutionnaire. Je ne reviendrai pas avec les capacités d’être champion du monde. Je ne m’attends pas  non plus à faire 1:43 sur le 200m en 3 ou 4 mois. Pour qu’il y ait un impact à long terme, il faut que leurs techniques changent de façon durable ma façon de travailler.

« Je ne reviendrai pas dans 3 mois avec les capacités d’être champion du monde »

Lucas Henveaux

Qu’attendez-vous exactement alors ?

Là-bas, je m’entraînerai avec des nageurs de mon âge et de mon niveau, voire même meilleurs. Sur l’aspect endurance, je pense qu’il n’y en a pas beaucoup qui ont ma vitesse. Dans d’autres domaines, par contre, ils me pousseront à me surpasser. L’énorme expérience des coaches, qui ont dirigé les équipes nationales olympiques, me sera bénéfique également.

Que devez-vous améliorer pour, notamment, décrocher un record de Belgique que vous titillez depuis quelques mois mais qui ne tombe pas ?

Il faudra mettre un gros focus que les départs, les virages et les coulées. Je dois améliorer mon développement technique. Au niveau musculation, leurs experts vont m’aider aussi. Actuellement, je n’ai toujours pas trouvé ce qui me convenait le mieux ici. Je ne parviens pas à bien l’intégrer dans ma natation. Et puis, c’est quand même plus agréable de s’entraîner au soleil et en extérieur, non ? (rires)

Combien de temps partez-vous ?

Pour espérer me qualifier pour les Championnats du Monde, je dois m’aligner aux Championnats de Belgique, fin avril. Je reviendrai donc à ce moment puis je repartirai probablement jusqu’à la fin de mes examens, fin mai.

Et après ?

Après juin, je ne serai plus éligible pour le circuit universitaire car il y a un délai de 5 ans après avoir commencé l’Université. Or, c’est pour ce circuit que j’y vais. Cela m’étonnerait donc que j’y prolonge ma carrière.

Vous débarquez dans l’inconnue…

Oui mais, heureusement, je connais déjà deux Suédois de l’équipe. Je m’entends bien avec eux. Je logerai avec un Espagnol, qui est Champion d’Europe et qui, comme moi, arrive pour un semestre. Et puis, j’ai déjà discuté des heures avec le coach. Il m’a appelé à plusieurs reprises. Ça va être bien. Il faut juste que je fasse attention à ce que je mange et que je me prépare des petits plats sains…

Thomas Courbois en grande forme aux Flanders

Après trois semaines de préparation à Sierra Nevada avec le Team Belgium, on avait à cœur de voir ce que nos nageurs avaient dans le ventre. Malheureusement, les bienfaits de l’altitude ne se sont pas affichés de la même manière chez chacun d’entre eux à Anvers.

Thomas Courbois (au centre) et Théo Marti, deux des belles satisfactions du week-end. L.M.

Une déception palpable dans la voix d’André Henveaux qui se disait épuisé par les contrariétés du week-end au moment de tirer le bilan. « Thomas Courbois, Florentin Lovens et Noah Franquinet (18 secondes de mieux sur 1500m) sont les 3 mecs du week-end. Je peux ajouter Théo Marti, qui a fait de bonnes choses aussi (gain de 10’’ sur 1500m), et Emma Govaerts chez les filles (MP sur 200m brasse). Calypso Lambert s’améliore aussi mais elle espérait mieux. Les autres… »

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Thomas Courbois améliore ses chronos dans 4 courses. « Il fait notamment 1:55 au relais du 4x200m avec l’équipe nationale et 4:04 sur 400 (en plus du succès sur 1500m, qui a vu notre club s’emparer des 5 premières places). Il a très bien nagé. Florentin aussi. Quand on voit l’attitude positive des mecs du 1500m qui s’amusent, se motivent, se lancent des deals et s’encouragent, je me dis que les filles devraient parfois en prendre de la graine plutôt que de se plaindre ! »

Camille à 80 centièmes d’une qualification européenne

Les fers de lance habituel n’ont pas brillé dans le bassin anversois pour diverses raisons. Après un 3:52 sur un 400m où il est apparu à l’aise durant les qualifs, Lucas Henveaux a été malade le reste du week-end… ce qui a empêché sa sœur Camille de dormir la nuit. « Lucas est excessif en tout, je ne sais pas ce qu’il a foutu », râlait « coach André ». « Du coup, ils sont tous les deux rentrés à la maison dimanche midi. C’est dommage car, la veille, Camille avait fait un bon 200m et elle avait raté sa qualification pour les championnats d’Europe de 80 centièmes… sur un 800m qu’elle boucle en 8:55. En passant mieux ses virages, elle obtenait son ticket ! Maxime Courtois n’y était pas non plus. Quant à Ambre Franquinet, même si elle remporte le 4x400m, elle était un peu à côté de ses pompes aussi. » 

On attend une revanche de la part de notre groupe compétition aux Championnats francophones longue distance, dans moins de deux semaines.

Une nouvelle dizaine pour notre incontournable Brigitte

Ce dimanche n’est pas un jour comme les autres pour Liège Natation. Un personnage clé de son histoire, et de son présent, entre dans une nouvelle dizaine (on lui laissera le soin d’annoncer laquelle…) ? De qui s’agit-il ? De sa secrétaire Brigitte Legros.

Brigitte Legros fait partie des membres fondateurs de Liège Natation. L.M.

Le moment est donc venu de placer cette travailleuse de l’ombre sur le feu des projecteurs… même si sa discrétion aurait préféré le contraire. Oui, Brigitte, c’est TON jour. Joyeux anniversaire, et profites-en bien. Tu le mérites.

Au club depuis sa création en 1987 !

Quand on pense à Liège Natation, on pense évidemment à André Henveaux. Mais notre « boss » sait parfaitement que Brigitte est incontournable au sein de son club. Doué pour former ses athlètes pour le haut niveau, André a également eu le nez fin au moment de la naissance de son « bébé ». C’était… en 1986. Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, comme le chantait Charles Aznavour.

Tous les postes, sauf la présidence

« J’étais Directeur technique au Mosa. Quand on m’a poussé dehors, j’ai trouvé un accord avec le Bourgmestre de Crisnée de l’époque, Jean Stassart (N.D.L.R. : qui a donné son nom à la rue où est installée la piscine). Pour lancer le club, j’avais besoin d’être entouré. Je connaissais Philippe Noël, un professeur de l’Université qui donnait cours en 1re et 2e licence. Je lui ai dit que je voulais ses deux meilleurs élèves pour m’épauler : un homme et une femme. Il m’a renseigné Eric Hoste et Brigitte Legros. Elle a de suite était très enthousiaste, Eric était plus mesuré. Brigitte avait nagé à Spa et connaissait donc bien le milieu. Avec Robert Arnould, nous avons fait les statuts du club qui est né en 1987. On a ensuite créé un sport-études avec l’IPES, situé juste derrière la piscine, et Brigitte y a entraîné. Au club, elle a été monitrice et a formé son équipe : acclimatation, apprentissage, perfectionnement, pré-compétition, compétition. Elle m’accompagnait aussi dans les stages. Avec Eric et elle, on a vraiment créé toute la structure. Elle a donc tout fait au club… sauf en occuper la présidence. »

« Sans elle, jamais je n’aurais réussi à amener le club où il est actuellement »

André Henveaux

« C’est notre Ma Dalton »

Et qui d’autre qu’André pouvait mieux parler des qualités de notre secrétaire ? Personne… « Brigitte, c’est une personne comme on n’en fait plus. Elle est d’une gentillesse et d’une générosité extrême. Beaucoup trop même, à mon goût, ce qui peut lui jouer des tours. C’est une femme intelligente, franche, honnête, droite, spontanée et avec un caractère fort. Brigitte a toujours réponse à tout et toujours avec à-propos. C’est aussi une mère de famille qui a élevé 4 gamins, et elle continue à les élever même s’ils ont tous passé la vingtaine d’années. C’est un peu notre « Ma Dalton » (rires). C’est aussi une très bonne copine, qui ne dit jamais un mot de travers sur les autres. Elle est très sociable et sait enlever le stress de tout le monde quand on prend un verre au coin du bar. Je suis son « chef » mais je la considère comme ma partenaire. De son côté, elle m’a toujours respecté. Comme je vous disais, on ne trouve plus des personnes comme elle. On ne la remplacera pas. »

« Brigitte, c’est une bonne copine qui ne dit jamais un mot de travers sur les autres. » L.M.

Et ça tombe bien car elle ne compte pas abandonner le navire… « Ce qu’on a fait ensemble, ce n’est pas anodin. C’est clair que, sans elle, jamais je n’aurais réussi à faire de Liège Natation un club performant et à l’amener où il est actuellement. »

Un bel hommage, tout en sincérité.

Joyeux anniversaire Brigitte.

La der de Lucas Henveaux avant les States

Une semaine après la première sortie en 2023 de nos jeunes, ce sont nos cadets, juniors et seniors qui se produiront ce week-end. Ils ont rendez-vous à Anvers pour la Flanders Swimming Cup.

Maxime Courtois, Lucas Henveaux, Théo Marti et Florentin Lovens aimeraient s’illustrer à Anvers. L.M.

De retour d’un stage de 3 semaines à Sierra Nevada (Espagne) avec l’équipe nationale, nos Crisnéens comptent bien mettre à profit les bienfaits de l’altitude pour poursuivre la progression enregistrée en 2022. Ils n’étaient, en effet, pas là pour passer les fêtes en dilettante. « En additionnant les séances dans l’eau et les parties musculation-échauffement à sec-étirements, cela représente 7 à 8 heures de sport par jour », explique André Henveaux. « C’est ça le haut niveau. C’est autre chose que le foot, hein… Il n’y a même pas eu de soirée spéciale pour le réveillon. Certains ont juste regarder un feu d’artifice au loin. »

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Du groupe compétition, seule Naya Dominiczak était absente (arrêt). Théo Marti (sélectionné par le Luxembourg) et Noah Franquinet (qui va intégrer le groupe de haut niveau) étaient du voyage aux côtés des autres habitués du Team Belgium. Le mentor de Liège Natation a donc suivi avec attention ce stage même s’il n’en était pas aux commandes. « Fred Vergnoux ne travaille pas de la même façon que moi. Cela fera une nouvelle expérience à mes athlètes. Je les prenais juste une fois au bout de 4-5 entraînements. Les kilomètres et les heures étaient là. Tout a été fait. On verra le résultat. Même si ma responsabilité et celle du nouveau coach sont engagées, c’est à eux de nager, maintenant… A cause de quelques malades au sein de la délégation, la préparation n’a cependant pas été optimale. Chez nous, Lucas Henveaux a été fiévreux durant 2 jours mais les plus touchés ont été Emma Govaerts et Maxime Courtois. Mais je reste confiant et d’un optimisme béat pour ce week-end, comme d’habitude (rires) »

Un record de Belgique sur 200m ou sur 400m?

A Anvers, la concurrence devrait être rude. « Il y a un mois et demi, on a clairement ciblé cette compétition. Il y a des temps limites à signer pour se qualifier pour des compétitions européennes. Ce sera notamment le cas de Thomas Courbois (repris pour le 4x200m avec l’équipe belge), de Camille Henveaux (relais 4×200 féminin) ou de Lucas Henveaux (relais en vue des championnats du monde de Fukuoka). J’attends aussi un bon 1500m de Florentin Lovens. »

Sur 200m et sur 400m, Lucas tentera aussi de décrocher un record de Belgique dont il est proche depuis le mois de novembre mais qui se refuse jusqu’à présent à lui. Un dernier essai avant de s’envoler pour les States mercredi prochain. « Il a été recruté par l’Université de Berkeley (San Francisco) qui figure dans la meilleure division américaine (NCAA) pour nager sur des distances de 500 yards (452 mètres) », poursuit son papa.

Et si Lucas s’en allait par la grande porte ?

Les jumelles Paques en évidence au Challenge George

Les éliminatoires du Challenge George se déroulaient ce dimanche à la piscine de Jonfosse, en petit bassin. Nos deux entraîneurs attendaient de leur groupe des progrès tangibles au niveau des chronos et de la technique sur 400m NL. Le message est visiblement bien passé.

Les filles du groupe d’Els ont brillé ce dimanche, les jumelles Paques en tête... L.M.

« Je suis très très très contente », insistait Els Gitsels au moment de tirer le bilan du week-end. Presque tout le monde a amélioré son temps de 5 secondes. Les jumelles ont signé une superbe performance en 4:48. J’attendais depuis longtemps qu’elles sortent ce genre de chrono. Cette fois, c’est Célya qui a devancé Typhanie, à la touche. Je les sépare à l’entraînement mais elles font toujours des temps équivalents. Elles sont vraiment inséparables. C’est la première fois qu’elles battent les jumelles Gillet de Waremme. J’espère que ça va leur donner confiance et leur servir de déclic. Ce sont des bosseuses et elles peuvent être fières d’elles. »

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La famille Pâques n’était pas la seule satisfaction du week-end. « Anaïs Mardaga a fait un super 400m en descendant sous les 5 minutes (4:58). Janne Jorissen et Ilana Carlos-Da Silva signent leur meilleur temps avec 5 secondes de moins. Eléa Stas s’améliore aussi même si elle a manqué une semaine de stage à cause de vacances au ski. Quand le moteur est lancé, elle a un potentiel intéressant… mais elle ne le lance pas toujours. Elle doit croire en elle, prendre confiance et être moins prudente. »

La déception vient du seul garçon du groupe. « C’est la 2e fois que Noah Lambert nage très mal à Jonfosse », grimace-t-elle. « Pourtant il était bon aux entraînements et en forme. Il n’y avait donc aucune raison. Il a pris un bon départ et s’est vite retrouvé avec 4-5 secondes d’avance. Puis il a perdu le rythme dans le 3e 50 mètres. C’est dommage, même si ça devrait suffire pour lui offrir une qualification (N.D.L.R. : près de 6 secondes de mieux que le 2e). »

Plus d’une minute de mieux en un an

Sylvie Hainaux était également ravie du comportement de ses petits. « Les filles 2014, qui n’avaient jamais disputé de 400m en compétition, se sont bien appliquées et réalisent un beau tir groupé (2-3-4-6 pour Noéline Moreno, Louise Scaglione, Lyne De Buyst et Jade Maloir). Chez les 2013, Laurane Stas et Pauline Van Hove finissent 6e et 7e. J’espère qu’elles feront partie des 12 sélectionnées pour la finale. Lucille Tombeur (10e) a bien nagé aussi. »

Finn Jorissen et Clément Poes ont fortement progressé au cours des 12 derniers mois. L.M.

Les garçons ont bien presté également. « En un an, j’ai noté des amélioration de plus d’une minute. C’est donc réjouissant. Clément Poes (3e) et Finn Jorissen (4e) ont très bien nagé, Nathan Geysenberghs (14e) progresse bien et Maël Renouard (16e) a dû gérer son stress pour sa première compétition. »

Le seul bémol, c’est le 400m de Camille Broen. « Elle est partie trop vite puis a oublié la technique et n’avançait plus. A sa décharge, c’était sa première fois… »

Prochain rendez-vous : les Championnats francophones de La Louvière les 11 et 12 février. Les plus grands, eux, ont déjà coché dans leur agenda les longues distances qui se disputent le week-end précédent.

Le Challenge George pour bien débuter 2023

Sept semaines après leur dernière sortie, à l’occasion du meeting de Crisnée les 25 et 26 novembre dernier, les nageurs d’Els Gitsel et de Sylvie Hainaux retrouvent les joies de la compétition. Ce dimanche, c’est à la piscine de Jonfosse (25 mètres) qu’ils tenteront de s’illustrer à l’occasion des éliminatoires du Challenge George.

Le groupe d’Els a été épargné par les virus ces dernières semaines. L.M.

Comme d’habitude lors de cette compétition organisé par le Mosan, seules des distances de 400 mètres sont au programme.

C’est avec confiance qu’Els Gitsels aborde le week-end. « Après une semaine de congé, on a enchaîné avec deux autres de stage, ce qui représente tout de même 9 séances de 90 minutes. Et on n’a pas eu trop de malades, donc on n’a pas à se plaindre. On a travaillé sérieusement en vue des Championnats francophones. »

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Vous l’aurez compris, le George ne constitue pas la priorité de l’épouse d’André. « Avant, cela représentait presque une finale de championnats de Belgique. Ce n’est plus le cas. Les Flamands ne participent plus et les autres provinces n’ont plus une journée dédiée à 100% à cette compétition. C’est donc moins représentatif… mais cela permet de tester l’état de forme et, éventuellement, d’ajuster la préparation à 4 semaines des Championnats Francophones. »

Ceux-ci se dérouleront le week-end des 11 et 12 février, avec les longues distances (800-1500m) la semaine précédente.

« Je regrette aussi que les finales du George ne se disputent plus en grand bain alors que toutes les grandes compétitions des prochains mois se font dans des piscines de 50 mètres… »

Premier 400 pour Jade Maloir et Maël Renouard

De son côté, Sylvie Hainaux, satisfaite du stage de la 2e semaine des vacances (4x1h30), aura deux objectifs différents pour ses ouailles. « Ceux qui sont nés en 2013 ont déjà participé à cette compétition la saison dernière. Ils savent ce que c’est. J’attends donc d’eux une amélioration au niveau de la technique et de la vitesse. Maintenant, un 400 reste difficile au niveau tactique. Il faut bien le gérer… mais ça devient intéressant. »

Chez les petits, certains devront prouver leurs progrès, d’autres seront en mode découverte. L.M.

L’approche sera différente pour les plus jeunes. « Ils ne seront que deux : Jade Maloir et Maël Renouard. Ils ont commencé à nager en septembre mais, techniquement, ils sont prêts. Les autres ne le sont pas encore. J’espérais aussi voir Norah Kaim mais elle ne pourra s’aligner. C’est un beau défi car Jade et Maël n’ont nagé que des 100 mètres à Crisnée. Ils vont découvrir ce que c’est de nager 16 longueurs sans s’arrêter, dans une autre piscine, de bien négocier les virages et de faire de belles flèches. On se focalisera donc sur l’application plutôt que sur le temps. Et si la nage est bonne, le temps suivra… et peut-être la qualification. »

Comme ce fut le cas il y a douze mois. « On sortait du covid et tout le monde n’avait pas brillé… mais je pense qu’ils s’étaient tous qualifiés. J’espère la même chose. On verra ce qu’on peut espérer pour Louise Scaglione qui était malade et n’a pas su se préparer comme les autres. »

Un super week-end, même sans record…

Une nouvelle fois, c’est avec un grand sourire qu’André Henveaux peut tirer le bilan de notre meeting hivernal. Nombreux ont été ceux qui l’ont félicité, lui et son équipe, pour l’organisation et la convivialité de l’événement. « Quel succès ! Et quel monde ! », savourait-il.

En effet, il y avait même une nageuse du club de… Nouméa (Nouvelle-Calédonie) ! Elle a d’ailleurs reçu un t-shirt LGN de la part de notre président.

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Antoine Saive, Lucas Henveaux et Florentin Lovens ont ouvert le bal vendredi soir. L.M.

La soirée du vendredi commençait par une des attractions principales : le 800m NL messieurs. Tous les regards étaient tournés vers Lucas Henveaux qui visait le record de Belgique. Pour 44 centièmes, il doit finalement se contenter d’une meilleure performance personnelle doublée d’un record francophone. « Indépendamment du record, j’ai fait une bonne course en m’améliorant de 2 secondes et demi », commentait Lucas peu après sa sortie de l’eau. « Ce record, c’est du bonus car mes objectifs à long terme se situent au niveau international. Mais ce serait quand même bien pour le moral d’en signer un. Depuis un an et demi, je nage bien, je progresse, mais je ne fais jamais un truc exceptionnel. Je voudrais une fois une course qui m’épate. Car je suis capable de mettre 2-3 secondes à un record ! »

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Cette course, il espérait que ce soit celle du lendemain soir, sur 400 mètres. Malheureusement, il boucle son parcours une seconde plus lentement que son meilleur chrono. Peut-être avait-il dépensé trop d’énergie au cours d’un 100m au cours duquel il avait brillé 3 heures plus tôt. « Avec son 48:65, il aurait remporté les Championnats de Belgique sur 100m », analysait son papa. « C’est donc un temps formidable. Le record, ce sera pour la prochaine fois. C’est toujours bien pour lui, pour la famille ou pour le club mais, le plus important, cela reste les compétitions internationales et les Championnats du Monde à Fukuoka. On va donc rester calme et ne pas pleurer pour ces records… »

Que de monde autour du bassin au cours de ces deux jours! L.M.

Noah Lambert et Anaïs Mardaga épatent sur 1500m

André était également très satisfait de l’ensemble des nageurs du club, jeunes comme moins jeunes. Parmi toutes les bonnes notes, on pointera notamment les gros progrès de Noah Lambert et d’Anaïs Mardaga sur 1500m. Vendredi soir, cette dernière se battait contre elle-même dans un solo de 1,5 km. Malgré un bonnet perdu à 300 mètres de l’arrivée, Anaïs a explosé ses chronos d’entraînement. « Je suis très contente d’elle », expliquait d’ailleurs Els Gitsel. « Elle a géré comme un chef. Et si elle ne perd pas son bonnet, elle fait 8 à 10 secondes de mieux. »

Effort remarquable et difficile pour Anaïs Mardaga. Elle a nagé son 1500m toute seule! L.M.

12 courses pour Thomas Courbois !

Soulignons aussi le courage d’un Thomas Courbois qui s’est aligné sur 12 courses, dont certaines assez improbables pour lui comme le 400m 4 nages. En voilà un qui a dû passer une bonne nuit samedi soir…

Douze courses mais pas question de faire de la figuration pour Thomas Courbois… L.M.

« On a de bons nageurs à tous les niveaux et un bon esprit d’équipe », concluait André Henveaux. « Quand l’un est moins bien, les autres le soutiennent. J’espère que cet esprit va perdurer. »

Notons qu’une partie du groupe compétition disputera une compétition à Rotterdam dès jeudi avec la Fédération. Il s’agit de Thomas Courbois, Florentin Lovens, Maxime Courtois, Ambre Franquinet, Camille Henveaux, Emma Govaerts et Grace Palmer.

Nos jeunes ont régulièrement encouragé nos moins jeunes… et vice versa. L.M.

Un record de Belgique à la maison pour Lucas Henveaux ?

La piscine de Crisnée va vibrer au bruit des encouragements et, on l’espère, des performances de haut niveau ce week-end. Ces vendredi et samedi, place, en effet, à notre traditionnel meeting d’hiver.

On attend 18 clubs 278 nageurs, 1169 départs, soit un total légèrement supérieur à celui de l’an dernier, alors qu’on sortait du covid. « On peut s’attendre à une bonne édition », sourit André Henveaux.

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Une ambiance familiale et une bonne occasion pour nos jeunes de se mettre en évidence. L.M.

En nombre mais aussi en qualité et en intérêt. En effet, Lucas Henveaux se rapproche depuis des semaines du record de Belgique. Aux Championnats de Belgique de Louvain, alors que sa préparation avait été perturbée par une gastro-entérite, il n’était plus qu’à 23 centièmes du record national sur 400m NL et à moins de 2 secondes sur 800m. Nager à la maison sera-t-il l’élément-clé pour décrocher la timbale ? « Il est mieux qu’il y a deux semaines », confirme son papa. « Florentin Lovens pourrait aussi signer un record de Belgique chez les moins de 16 ans. Avec aussi Antoine Saive, ça devrait voler bas sur 800m ! Ils sont tous en forme. »

Tous derrière Lucas Henveaux pour faire tomber un record national! L.M.

Notons que, même sans chrono électronique, le record pourra être homologué. Toutes les précautions au niveau du règlement ont été respectées au cas où…

Avec Camille, sans Max et sans Grace

Pas de Maxime Courtois par contre sur cette longue distance car il se réserve pour une compétition à Rotterdam le week-end suivant alors que le duo Théo MartiNoah Franquinet a opté pour le 1500m. Grace Palmer, de retour d’un stage à Belek avec le relais belge du 4x200m NL, sera absente. Dans le même cas que Grace, Camille Henveaux a tout de même choisi de s’aligner à quelques centaines de mètres de son domicile via un programme allégé (100m NL, 100m 4 nages et 200m 4 nages).

Grandes premières pour les plus petits

Notre meeting sera aussi l’occasion de voir à l’œuvre, pour la première fois, certains athlètes des groupes d’Els Gitsels et de Sylvie Hainaux. « C’est ce qui confère à notre compétition cette atmosphère familiale, où les parents et grands-parents viennent voir le « petit » qui nage. »

Ça va donc faire du monde autour de la piscine. Il faudra pousser les murs… « On ne sait pas faire autrement. A part Seraing, qui peut se vanter d’avoir une tribune ? Personne, surtout pas les bassins de 25 mètres. »

Il est d’ailleurs demandé aux nageurs et aux entraîneurs d’apporter leur siège au bord du bassin.

Objectif J.O. pour Camille Henveaux via le relais belge

C’est auréolée d un titre de Championne de Belgique du 400m et d’un record de Belgique (moins de 16 ans) que Camille Henveaux a pris l’avion, ce jeudi, en direction de Belek, en Turquie.

Camille Henveaux est la plus jeune du groupe mais pas la moins talentueuse…

Durant 10 jours, elle s’entraînera avec un objectif précis : faire partie du relais belge du 4x200m aux Jeux Olympiques de Paris. « Elles sont 7 au départ et elles vont travailler ensemble pendant deux ans avec l’entraîneur national, Frédéric Vergnoux », explique André Henveaux. « Des 7, il en retiendra 4 + 1 réserve. Camille est la plus jeune mais elle a le 3e meilleur chrono du groupe. Ces nageuses devront hisser la Belgique parmi les 16 meilleures nations pour être retenues. Les Championnats du Monde à Fukuoka seront qualicatifs. »

Belek servira donc d’entraînement mais aussi de team building. Elles seront même accompagnées d’un préparateur mental. Une preuve que la Fédération ne compte rien laisser au hasard.

« On ne change rien au programme d’entraînement »

Pour Camille, c est aussi le bon moment pour miser sur la natation. « Elle est en rhéto et terminera donc ses humanités en juin. Elle pourra donc se concentrer pleinement sur cet objectif. Une année pas complètement sabbatique car elle fera tout de même un choix d’études, mais pas via la filière classique. »

Ce nouvel objectif va-t-il changer sa préparation au quotidien ou pousser Camille à délaisser les longues distances et l’eau libre, une compétition à laquelle elle a pris goût ? « Non, on ne change rien au programme d’entraînement », rétorque le papa-coach. « On est arrivé à ce stade avec le programme qu’on a, donc on continue… Et l’eau libre, elle pourra s’y aligner en guise d’entraînement. »

Sébastien De Meulemeester s’affilie à Liège Natation

Notre club vient d’enregistrer un renfort de taille pour son groupe Compétition : Sébastien De Meulemeester. Né le 27 février 1998, cet ancien nageur du Brabo avait choisi de franchir un pas supplémentaire dans sa carrière en s’expatriant à Marseille.

Sébastien espère retrouver une place en équipe nationale après sa blessure. V.Z.

Selon la politique flamande, cet exil ne lui permet pas de reprendre une licence dans un club du nord du pays. « Donc il a choisi de venir chez nous », explique André Henveaux. « C’est un excellent nageur, qui a déjà disputé des Championnats d’Europe et qui était candidat aux derniers Jeux Olympiques. Adepte du papillon et du crawl, il vaut 1:46 sur 200m. Il s’est blessé à l’épaule il y a deux mois lors d’une chute en trottinette électrique. En nageant pour nous, il aura la possibilité d’être soutenu par l’Adeps. Il espère aussi réintégrer l’équipe nationale. On le verra sous nos couleurs lors des Championnats de Belgique et des compétitions internationales mais il ne s’entraînera pas avec notre groupe. »

André aurait aimé lui remettre déjà le pied à l’étrier dimanche, à Louvain, mais Sébastien n’était pas encore apte. Partie remise…